Location saisonnière Juin 2020

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Location saisonnière sur le bassin cannois au 1er semestre 2020

 

Les agences de location immobilière du tourisme d’affaires et de congrès du bassin cannois ont été très lourdement impactées par l’annulation des grandes manifestations du premier trimestre qui a entraîné une baisse de 50 à 80% de leur chiffre d’affaires. Dans l’attente de la réelle reprise attendue en 2021, elles adaptent leur stratégie pour amortir partiellement le choc. Du côté des locations saisonnières, en revanche, la haute saison renoue avec les succès d’antan, avec un redémarrage progressif et des outils adaptés aux circonstances. Le mois d’Août est quasiment rempli et les perspectives d’ouverture des frontières rendent des couleurs au marché.

 

Le tourisme d’affaires et de congrès a souffert, mais des stratégies de compensation partielle émergent pour les agences

Deuxième ville de congrès de France après Paris, Cannes a été très impactée par l’annulation des grands rendez-vous d’affaires traditionnels que sont le MIPIM, le Cannes Lions, le MIPCOM, le Tax Free Word Exhibition & Conference et le Festival de Cannes. Autant touchée par ce drame que toutes les autres professions du réceptif, la filière de l’immobilier de location a accusé une perte de 50 à 80% de chiffre d’affaires sur ce secteur.

Mais si la plupart des propriétaires font le dos rond pour amortir le choc de cette année blanche, beaucoup ont adopté une stratégie à court terme. Les propriétaires de l’important parc d’appartements qui s’étaient endettés dans l’espoir de louer leur bien aux congressistes ont changé leur fusil d’épaule et ont migré vers une location en meublé à l’année, le temps que la ville renoue avec ses prestigieux rendez-vous. Une solution transitoire qui permet d’amortir partiellement le choc. En effet, même si les commissions sont moindres pour les agences immobilières des professionnels de la location en tourisme d’affaires, ce report permet de maintenir un certain volant d’activité et de compenser partiellement le manque à gagner.

Le maintien du Cannes Yachting Festival en septembre est un bon signal d’une reprise progressive, d’autant que toutes les manifestations sont reportées à l’an prochain.

Pour sa part, la location saisonnière estivale n’a pas été très impactée

Avec le déconfinement progressif, en revanche, la dynamique des locations saisonnières est enclenchée. Elles sont reparties dès l’annonce de la fin du confinement, la clientèle étant avide de soleil, de mer et de grand air après des mois de claustration. Notamment les parisiens et les habitants du Bassin Parisien. Certes, le taux de remplissage du mois de juillet n’est que de 20 à 25%, un peu moins dynamique que d’habitude à la même époque. Ceci est dû en partie à la relative incertitude qui a longtemps entouré le risque d’une deuxième vague et aux étapes laborieuses du déconfinement. Mais le mois d’Août est sécurisé, avec près de trois semaines d’ores et déjà réservées.

Les demandes concernent deux types de recherches : les villas avec piscine à l’extérieur de l’agglomération, voire délocalisées dans l’arrière-pays du bassin cannois pour des vacances au calme ; et des appartements proches de la mer comportant impérativement jardins, terrasses ou balcons pour profiter des extérieurs.

Les réservations suivent le fil des décisions gouvernementales, notamment en qui concerne les étapes d’ouverture des frontières à la clientèle étrangère. D’abord en provenance de l’Hexagone, elles concernent depuis une semaine l’espace Schengen et l’on voit revenir des Suisses, des Scandinaves et des Italiens.

Plusieurs mesures facilitent la prise de décision de la clientèle. 

La première concerne les conditions d’accueil et de respect de l’hygiène qu’impose la réglementation sanitaire. Les équipes de nettoyage ont tout mis en œuvre pour nettoyer et desinfecter de fond en comble les appartements et les villas entre chaque location, en respectant toutes les normes en vigueur. Tout est fin prêt pour rassurer les locataires sur les conditions de sécurité de leur accueil.

La deuxième concerne les prix. Contrairement à certaines rumeurs infondées, ils n’ont pas augmenté, bien au contraire. Si, pour Août, ils sont demeurés identiques à l’exercice précédent, la demande étant inchangée, ils ont diminué en revanche en juin, juillet et septembre pour prendre en compte le lent redémarrage de la demande.

La troisième consiste en l’assouplissement des conditions d’annulation. En cas de retour éventuel de confinement qui parait désormais bien improbable sur la saison d’été, l’annulation serait acquise jusqu’au dernier moment et remboursée à 100%. A condition, bien entendu, qu’un arrêté municipal ou une fermeture administrative ait été décidée. Dans les autres cas, la norme a été d’alléger les conditions pour prendre en compte l’incertitude particulière de cette période. Le délai de remboursement des avoirs en cas d’annulation qui était au minimum d’un mois avant l’entrée dans les lieux, est désormais ramené à quinze jours.

La FNAIM a apporté un appui bienvenu en cette période compliquée

Sur le terrain, les agences ont pu compter sur l’aide de la FNAIM en temps réel, voire en avance. Son département de communication a livré des kits complets adaptés à leurs attentes : informations méthodologiques, conseils, fiches métier, chartes de visite et documents explicatifs des gestes barrière. De son côté, le service juridique a répondu en permanence à leurs demandes concernant les possibilités d’annulations et les modalités de restitution des arrhes et acomptes en cette période particulière, notamment en analysant les dispositions du Décret Tourisme. On constate d’ailleurs un phénomène d’annulations assez versatiles, mais qui sont compensées par d’autres réservations dans les jours qui suivent.

 

Les professionnels cannois sont fins prêts pour recevoir leurs hôtes en cette saison particulière.

 

Julien Dumenil