La FNAIM est avant tout le défenseur des métiers de l’immobilier

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La FNAIM est avant tout le défenseur des métiers de l’immobilier

L’Union fait la force. L’adage populaire n’a jamais été autant d’actualité dans une période de repli sur soi généralisé et d’individualisme. Pour faire pression sur le Gouvernement et influencer efficacement ses décisions afin de défendre les intérêts de la profession immobilière et de ses clients, une représentativité forte de ses interlocuteurs désignés est indispensable. C’est la raison d’être première de la Fédération Nationale de l’Immobilier, ainsi qu’elle l’a prouvé à de nombreuses reprises au cours de l’Histoire. Et cette nécessité n’a jamais été aussi forte pour resserrer les rangs et infléchir la position des autorités face aux enjeux qui se profilent aujourd’hui.

Une longue histoire d’influence

Les premières chambres départementales de l’immobilier sont nées avant la Première guerre mondiale dans le but de défendre les intérêts des professionnels et de leurs clients sur leur territoire. Mais ce n’est qu’en 1946 qu’elles se sont regroupées en une fédération nationale de chambres autonomes, la FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier). Il était en effet devenu indispensable de disposer d’un Siège représentatif à Paris pour influencer durablement la politique de l’immobilier en France.

C’est ce mélange de proximité territoriale, de maillage très fin pour apporter des solutions au plus près du terrain, et d’organe emblématique au niveau de l’Hexagone qui fait la spécificité de cette fédération professionnelle. Mais si l’étendue de la gamme de prestations de service qu’elle offre à ses adhérents aujourd’hui est considérable, et si l’image de marque qu’elle leur offre vis-à-vis des consommateurs est indéniable, on ignore encore souvent qu’elle est avant tout un outil d’influence au service de la défense de tous les professionnels de l’immobilier : agences immobilières de transactions et de locations, syndics de copropriétés et administrateurs de biens. Et à quel point son activité de lobbying est déterminante pour protéger à la fois leurs intérêts et ceux de leurs clients.

 

Quatre dates emblématiques l’illustrent

 

Quatre dates illustrent à elles seules l’acharnement avec lequel elle se bat pour orienter les décisions gouvernementales :

  • En 1955, la chambre départementale des Alpes-Maritimes avait imaginé et mis en place un fonds de garantie et une assurance contre les erreurs professionnelles, destinées à protéger le consommateur. Une avancée révolutionnaire à l’époque. En 1970, la Loi Hoguet étendait ce principe à tous les cabinets immobiliers sur le territoire national.

 

  • En 1995, à l’issue d’un long combat, la FNAIM a réussi à obtenir que la profession conserve le droit accessoire de continuer à rédiger les mandats de vente, les contrats de location, les baux commerciaux, les offres d’achat et les compromis de vente.

 

  • En 2014, la Ministre du Logement voulait interdire le mandat exclusif. En lui démontrant que ce mandat était désormais partagé entre des agences collaborant entre elles, pour le plus grand intérêt des acheteurs comme des vendeurs, la FNAIM a consacré l’exclusivité, qui connaît depuis un essor considérable.

 

  • En 2018, de très longues négociations ont permis de faire aboutir la reconnaissance d’un titre protégé pour les agents immobiliers, les syndics de copropriétés et les administrateurs de biens. En leur faisant conférer par l’État cette honorabilité, la FNAIM a permis de valoriser ces métiers dans l’esprit du consommateur et de tirer la profession vers le haut. Cette image de marque et ce label de qualité sont des messages déterminants de crédibilité dorénavant inscrits dans l’esprit des clients.

 

La représentativité au cœur de l’efficacité

Ce sont ces victoires emblématiques qui révèlent l’ADN de la FNAIM, sa valeur ajoutée. Et c’est d’ailleurs à l’aune de cette efficacité qu’elle est considérée par les autorités de tutelle. En effet, tous les trois ans, le Gouvernement organise une « pesée » économique pour identifier les interlocuteurs les plus représentatifs d’une branche professionnelle, ceux qui seront ses partenaires au niveau paritaire dans les prises de décision à venir. Il évalue alors le poids syndical des prétendants en fonction de leur nombre d’adhérents, de salariés et de collaborateurs.

En 2017, la FNAIM avait à nouveau été reconnue comme représentant plus de 50% de la profession et renouvelée dans son statut d’interlocuteur privilégié du Gouvernement.

Son principal combat actuel, depuis le début du confinement imposé par l’urgence sanitaire, est de permettre aux agents immobiliers de continuer à organiser des visites de biens immobiliers. Si ces démarches aboutissent, c’est toute une profession qui en bénéficiera.

Ainsi la FNAIM défend-elle les intérêts de tous les professionnels de la filière de l’immobilier sans exception, même les non-adhérents. Nul besoin d’acheter d’espace publicitaire et d’interpeller ainsi le gouvernement pour être considéré comme un interlocuteur obligé. C’est sa vocation existentielle.

La prochaine « pesée » triennale dans la balance de la représentativité aura lieu en 2021. Elle sera donc déterminante pour reconnaitre le poids économique et politique des adhérents de la FNAIM en tant qu’association de défense des intérêts de toute la filière et obtenir des résultats tangibles en leur faveur. L’urgence de resserrer les rangs s’imposera comme jamais face aux appétits extérieurs.

 

Des combats déterminants restent à mener

En effet, les combats de demain ne sont pas moins redoutables et nécessiteront d’infléchir la position des autorités dans un sens favorable à la profession tout entière. Dans tous les domaines de la société, une tendance de fond se dessine aujourd’hui en faveur d’une concentration des moyens et des pouvoirs et la filière de l’immobilier n’échappe pas à la règle. Les agences et cabinets se trouvent aujourd’hui exactement dans la même position que le furent les commerçants de quartier à l’arrivée de la grande distribution dans le paysage français. On connait la suite.

Combats contre le plafonnement des honoraires, projet de garantie locative du rapport Nogal, voilà deux illustrations parmi tant d’autres de la nécessité d’être reconnus comme des interlocuteurs représentatifs face aux textes de loi en préparation.

FNAIM : Ensemble plus forts !