Demande Immo Juin 2020

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Évolution de la demande immobilière au 1er semestre 2020

 

Si le début de l’année s’est avéré exceptionnel en termes de transactions, le confinement a entraîné un arrêt brutal des transactions lors du 1er semestre, qui ont chuté de 30% par rapport au 1er semestre 2019. La reprise a été immédiate dès le déconfinement, les prix sont restés stables et cela et laisse augurer de belles perspectives pour le marché. Mais les professionnels pointent du doigt le durcissement des conditions d’accès au crédit qui pourraient la freiner de façon excessive. Et proposent des solutions pour les assouplir.

 

La soudaineté du confinement a entraîné un arrêt brutal des transactions

Après une année 2019 exceptionnelle, 2020 a débuté sur de nouveaux records, avec des mois de janvier et février 2020 à l’unisson. Mais le confinement soudain décrété par le Gouvernement du fait de l’épidémie du Covid-19 a porté un coup d’arrêt brutal à l’activité transaction des agences immobilières. Par sa soudaineté, le confinement a brutalement impacté la filière. Même si un certain nombre de ventes ont pu être réalisées pendant cette période, grâce à la dérogation permettant la signature de l’acte notarié à distance, l’utilisation de ces voies dématérialisées n’a pas permis de compenser les pertes. Le nombre des reventes, et corrélativement le chiffre d’affaires des agences immobilières, a chuté de 30% au 1er semestre 2020 par rapport à la même période de 2019.

Les prix, eux, sont restés stables, enregistrant des variations minimes, de l’ordre de +0,6% sur Nice et -0,5% sur Cannes.

Une très forte reprise s’est manifestée depuis le déconfinement partiel

Les mesures de digitalisation des agences et du développement des visites virtuelles avaient été initiées auparavant. Accélérées à marche forcée durant cette parenthèse contrainte, elles ont permis de maintenir le lien du marché. Dès l’annonce du président de la République du déconfinement progressif à partir du 11 mai, la fréquentation de nos sites internet a repris au niveau du début de l’année.

On constate depuis une très forte reprise du nombre de visites et de signatures de compromis. Le mois de mai aura été exceptionnel à cet égard. Les demandes des acquéreurs n’ont pas sensiblement varié, sachant que pratiquement 80% des demandes et des reventes concernent la résidence principale.

En ce qui concerne le type de biens, traumatisme du confinement oblige, on constate en revanche un regain d’intérêt pour la maison individuelle, les jardins et les terrasses.

La frilosité du financement pourrait être un frein

 La question essentielle demeure celle du financement des acquéreurs. Les établissements financiers ont durci leurs conditions d’octroi de prêts aux travailleurs non-salariés. Or, le monde du travail a considérablement évolué ces dernières années et cette catégorie de travailleurs est en forte progression. Une rigidité excessive des conditions de crédit les priverait d’accès aux prêts et serait moralement inacceptable et socialement injuste.

Quant aux salariés, tout va dépendre de la situation sociale de leur entreprise au cours du 2ème semestre, une fois les mesures actuelles d’aide gouvernementale terminées, telles que le chômage partiel ou les congés.

Enfin, si les taux demeurent bas et on peut s’en féliciter, la durée d’octroi des crédits connaît également un durcissement. Ainsi, la Haute Autorité Financière et Bancaire préconise-t-elle des durées de vingt ans au plus, alors que le profession recommande de coller à la réalité du marché, en autorisant des durées de vingt-cinq ans, voire trente pour les primo-accédant, sans indemnité de remboursement anticipé pour leur permettre d’évoluer et de monter en gamme en fonction de leur évolution de vie.

Aussi la FNAIM propose-t-elle un ambitieux Plan de relance du Logement en huit propositions, à découvrir sur :  https://www.fnaim.fr/4145-relancer-la-filiere-du-logement-les-propositions-de-la-fnaim.html

 

Cyril MESSIKA, Président FNAIM Côte d’Azur